Grèce
Kalimera (Bonjour)
Vingt septième pays de la Caval.
Une superficie de 131 957 Km2 pour 10,8 millions d'habitants approximativement. (La France c'est : 675 417 Km2 pour 65 millions d'habitants)
Capitale : Athènes avec 0,75 millions habitants (Paris "agglo" : 11,8 millions d'habitants)
Plus grande ville : idem
Président : Karolos Papoulias depuis mars 2005 - Mouvement socialiste panhellénique (PASOK)
Langue : Grec
Monnaie : Euro
En savoir plus chez : Wikipedia.org
Notre Caval en Grèce c'est :
X jours pour X km, dont :
- Bus/auto : X km
- Bateau : X km
- A vélo : X km
- A pied : X km
Pour un coût approximatif de X euro/jour.
On y aime :
-
On y aime moins :
-
Petit Plus pour le voyageur :
-
Efkaristo (merci) - Yassas (au revoir)
Union européenne

Petit apparté sur la communauté européenne que nous retrouvons ici avec la Grèce ...
A ce jour 27 états membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède.).
et 6 états candidats (Turquie (depuis 1999), Croatie (depuis 2004), République de Macédoine (depuis 2005), Islande (depuis 2010), Monténégro (depuis décembre 2010) et Serbie (depuis mars 2012)).
Une superficie de 4 376 780 Km2 pour 502,5 millions d'habitants approximativement. (Les Etats Unis d'Amérique c'est : 9 629 048 Km2 pour 313,3 millions d'habitants et La France c'est : 675 417 Km2 pour 65 millions d'habitants)
Secrétariat général (Capitale) : Bruxelles
Plus grande ville : Londres avec 7,8 millions d'habitants (Agglo 14 millions environ.).
Présidence tournante, avec actuellement pour 2011/2012 le danemark et José Manuel Barroso comme président de la commission européenne depuis novembre 2004.
Langue : 23 langues officielles
Monnaie : Euro (EUR) + Livre Sterling (GBP) + Couronne danoise (DKK) + Couronne suédoise (SEK).
En savoir plus chez : Wikipedia.org
Ipsala

A la frontière grecque.
Juste un petit mot pour conclure notre Caval en Turquie ... Vraiment on s'y est plu et maintenant on ne cesse de se dire :"Et si on restait un jour de plus ?". Question qui toutefois ne pourra se répéter longtemps puisque que voilà 87 jours que nous sommes arrivées à Ankara et que le visa ne nous donne pas plus de 90 jours dans le pays.








Un dernier petit tour à Enez. Dernière ville sur la côte égéenne avant la frontière. Un calme champ au bord de la mer nous y donne le gîte et même quelques nouvelles espèces d'oiseaux se montrent à nous comme cette sterne à ventre noire. Je ne connais pas. Est ce un plumage nuptial ? Si vous connaissez cette espèce, merci de m'en donner le nom (Pour ma part je remets à plus tard mes recherches.).
Enfin la proximité de la frontière se ressent aussi en la présence des forces de l'ordre. Nous aurons deux contrôles ... C'est vrai que des fois nous devons susciter les mêmes inquiétudes que révèlent ces "C'est qui ces gens là ?" que nous avons tous entendu quand quelques errants se posent près de chez nous ! M'enfin ...


[ La ligne verte : Si je penser exorciser nos tracas mécaniques avec le dernier article, où je vous narre les quelques soucis qu'engendre ce nouveau mode de transport, je me suis leurré. Il ne fallut pas attendre plus que le lendemain de l'article pour que ma douce compagne nous éventre un pneu et en pète la chambre alors que nous cherchons à Keşan un "Bisiklet servis" pour régler un problème de dérailleur. Oui lors du changement des roulements du pédalier de son vélo, le réparateur du jour avait remis l'axe du pédalier à l'envers. Résultat un décalage des plateaux que le dérailleur n'arrive pas à compenser.
Après de longues discussions dans une langue que je baffouille, j'arrive à me faire comprendre et le gars accepte de retourner l'axe, contre son avis de défaut de la "boite à vitesse" ...
Bien sûr, histoire de ne pas rendre la chose simple , le sympathique réparateur nous équipe d'une chambre poreuse et lorsque nous nous en rendons compte, au petit matin, nous sommes dimanche !
C'est le lundi que d'une proche aire de bivouac (où orage, oh désespoir) Allégra retournera faire changer la chambre à air ... ]


Un baignade en mer Egée et nous traversons maintes champs avant de conclure à Ipsala notre tour en Turquie ... Un vraiment beau pays !
(Le Yunanistan c'est la Grèce en turc.)
Et le rêve continue ...
Mille feuilles
LA CARTE A JOUER
Avec notre prochain retour en l'Europe monétaire, nous allons retrouver les ponts et fenêtres de nos euro. Mais plus naturellement nous avons depuis son approche, ce sont des silhouettes bien connues que l'on reconnait. Celles d'arbres qui peuplent aussi nos paysages familiers.
Saurez vous reconnaître ces 9 essences courantes par leurs feuilles ?



Numéro 1 ^ Numéro 2 ^ Numéro 3 ^



Numéro 4 ^ Numéro 5 ^ Numéro 6 ^



Numéro 7 ^ Numéro 8 ^ Numéro 9 ^
Bonne chance ...
Règlement :
Art.1 : Une réponse par personne, en nous retournant simplement les 9 noms d'arbres. Et pas de noms en latin (Enfin si ça vous amuse, mais nous ne regarderons pas les cultivars.) mais le nom courant de l'essence.
Art.2 : Ne pas répondre en utilisant les "commentaires", mais en écrivant avant le 1 juin 2012, à :
CavalJeux-Pari cedex ou caval@live.fr
Art.3 : Seules les 3 premières bonnes réponses gagneront une carte postale de notre Caval.
Art.4 : Amusez vos méninges.
Şarköy

En rive droite de la mer de Marmara ... L'Europe quoi !


En quittant cette belle ville d'Istanbul, nous voici maintenant bien les deux roues sur le continent européen. Nous longeons un moment les remparts de Topkapı puis c'est la route ...
Nous sommes bien contents. Non que l'Asie nous ait déçu ... Quoique ... Mais on est tout de même heureux de retrouver "notre chez nous". C'est marrant comme plus on est loin, plus son appartenace à un lieu grandit.


Notre route reprend donc son cheminement le long de la mer de Marmara.
Et comme point de grandes étapes ne sont à narrer ici je vais vous raconter quelques épiques moments cyclistes. Ouvrons donc une "page jaune" enfin histoire d'être en accord chromatique disons de continuer la ligne verte ...
[ La ligne verte : Un pneu tout neuf pour moi et une nouvelle crevaison nous voici donc pédalant vers vous. On avance péniblement le long d'une voie rapide ... Ça nous stresse un peu les vents que nous pètent les gros camions et ceux qui se déportent bien peu en nous dépassant ... Mais est ce l'habitude des turcs de toujours avoir une chèvre ou un mouton sur le bord de la route (Même un couple de fauteuils roulants se tenant amoureusement la main sur une voie rapide d'Istanbul !), mais aucuns ne semblent ne pas nous avoir vu. Un vague sentiment de confiance règne.


Cependant dès que possible on tente de s'extraire de ces axes, mais ce n'est bien souvent qu'en pure perte de temps car le prochain carrefour n'est que raccordement à ces 2x2 voies qui se tracent de partout dans le pays. Ici c'est pour faire un "huit" dans la ville et là pour se perdre dans un "Stroumphland", un des immenses lotissements tout en couleurs qui mitent la côte turque. Cet égarement nous permet toutefois d'apprendre, autour d'un çay, qu'un nouveau François est à la tête de la république française. Souhaitons lui de bonnes choses ... Les turques, sans surprises, sont ravis de savoir "celui qui ne les aime pas" (Comme on nous l'a dit) rejeté aux élections.



Mais on retrouve vite notre voie rapide qui nous conduit à deux campements au bord de la mer. Le premier dans un champ survivant encore à l'urbanisation de cette côte. Il domine une baie bordée d'hôtels et un autre couple d'amoureux vient y savourer le couché de soleil.



Puis via quelques courses et rafraîchissements (On commence à entrevoir ce que le soleil estival va bientôt nous réserver ...) dans une station essence nous voici montant la tente et dorant les chapatis sur une plage. C'est l'occassion d'une baignade ...




Alors oui, nous sommes en période "chapati". Vous souvenez vous ce sont les galettes que l'on mange en guise de pain au Népal et en Inde. Et bien fort de cette expérience nous nous cuisons en ce moment nos propres chapatis. De l'eau, du sel (L'eau de mer faisant parfaitement l'affaire) et de la farine suffisent à nous sustenter d'une part des 1,5 kg de blé que nous mangeons quotidiennement (Non ! A deux ce n'est pas tant !?!). Et on se régale ...
Puis ce matin alors que nous passons voir ce réparateur de vélo pour simple coup de clef, le voici pas démontant le pédalier d'Allégra. Hop ! Deux roulements tout neufs ...
La route se transforme en chemin quelques kilomètres plus loin et les dénivelés s'amplifient ... Peu importe si l'on ne fait pas nos 70 km habituels, en s'élevant le paysage devient reposant (Lui au moins). Si c'est le prix pour ne pas risquer le short sur les grandes routes turques. Soit !


Puis retrouvant le bitume c'est un folle descente vers la mer. Malheureusement ... TAC ! ... Un bruit sec. Allégra vient de nous faire 3 rayons !!! Sa roue arrière n'est pas loin du "8" et nous sommes à 30 km de monsieur "roulement" et autant de la prochaine ville ...
Heureusement, si j'ai la chance d'avoir une infirmière comme compagne de voyage, celle ci est avec "système D" (Comme David) ... Un peu de jugeote, une cordelette nylon et hop ! voici la roue à peine voilée ...
Nous pouvons donc paisiblement nous mettre au barbecue et au pétrissage de quelques autres chapatis ...
Demain nous serons à Şarköy et il y aura bien un autre réparateur de vélos.]



Nous sommes aujourd'hui à Şarköy, quasi en face de Çanakkale où j'avais mis quelques olives et du sel dans ma gourde de vélo et il est maintenant temps de les déguster ... Ça vaut bien des chips non ?


Au fait, nous avons bien pu faire nos réparations.

Et le rêve continue ...
Istanbul

Une passerelle entre deux continents et deux cultures ...


Après avoir osé mouiller un orteil dans la mer Noire nous voici longeant le Bosphore pour rejoindre "La ville" (Puisque que son nom semble designer ceci ! "Is tin pol(is)" signifiant "à la ville") ... Et le relief ne nous a pas vraiment facilité la tache car si il n'y est de gros dénivelés, le plat, connaît pas !


Le pire étant la fin mais, comme si je n'en ai pas assez, c'est droit sur les pédales que je m'amuse à rejoindre la forteresse qui domine le Bosphore à Anadolu Kavağı. Notre dernier bivouac avant l'immense agglomération istanbuliote. Cependant l'entrée en longeant la rive du Bosphore a été plutôt plaisante notamment avec le spectacle de quelques dauphins qui badinent là pour notre grande joie.



Le Bosphore c'est le second détroit qui avec les Dardanelles (Vu à Çanakkale) et la mer de Marmara constituent la séparation physique de l'Asie et de l'Europe. Mais bien qu'elle traverse la Turquie cette continuité maritime entre la Méditerranée et la mer Noire est déclarée en eaux internationales. Histoire que la Turquie, plus que de ne pouvoir entraver le commerce, notamment entre la Russie et la Méditerranée, s'engage à en interdire le passage de navires militaires en temps de paix. Peut être est ce aussi une leçon tirée de la guerre des Dardanelles où bien des hommes ont péri pour posséder le contrôle de ce passage (Plus ici.). Annuellement plus de 50 000 navires transitent par cette passe.



Un peu de vélo sur l'autoroute (ou presque) et nous voici donc chez Oya une sympathique hôte du "couch' surfing". Merci encore Oya (et Cendrillon) pour ton chaleureux accueil ...
Et nous voici fin prêts pour poser le pied en Europe ! La ré-acclimatation se fait progressivement. Nous y allons un jour, puis un autre ... continuant à dormir du côté asiatique de la ville.
Nos visites se concentrent essentiellement sur la péninsule historique. L'ancienne Constantinople !
A ce nom, une longue histoire revient en nos esprits.
Comme vous le savez, Constatinople est l'une des villes phares de l'Antiquite avec Rome et Athènes. Fondée sous le nom de Byzance au XVII ième siècle avant JC, l'empereur romain Constantin prête son nom à la ville en 330 après JC. Nom qu'Ataturk abolit en 1930 pour Istanbul.
Constantinople c'est donc 1600 ans d'histoire qui racontent la division de l'empire romain en devenant la capitale de l'empire romain d'Orient (Byzance), résistant à de nombreux barbares envieux de ses richesses (Même les Vikings s'y osèrent.) avant que les byzantins ne cèdent face à la quatrième croisade (Les latins prennent la ville) pour finalement tomber aux mains des Ottomans de Mehmet II (Le conquérant), en 1453 ... Mais à vous d'approfondir l'histoire ici ou là !


Les églises deviennent alors mosquées telles la célèbre Aya Sofia (Sainte Sophie).









Il nous faudra rester un jour de plus à Istanbul pour finalement rentrer dans cette merveille ... Heureusement, car sincèrement nous l'avons trouvée grandiose !



Nous déambulons aussi dans les mosquées de Suleyman, Sultanahmet ...



... puis Rustempasa connue pour ses tulipes rouges, Sokollu Mehmet Pasa et enfin la petite Sainte Sophie.

Indiscutablement nous arpentons aussi le palais de Topkapı (Le i sans point, se prononce E en turc.). Le "Versaille" d'un empire Ottoman qui cerne presque toute la méditerranée lors de son apogée.







Entre milles bijoux d'or et d'émeraude, une salle exhibe l'un des plus gros diamants du monde. Une autre présente l'épée de David, le bâton de Moise et des reliques du prophète Mahommed alors que celle ci étale son lot d'armes, toutes parées d'or ou de fins ciselages et là, les faïences d'Iznik abondent dans ces salons ...





Un tour au grand bazar ainsi qu'au marché des sucreries ...


... puis dans le quartier de Taksim prenant de ci, de là l'ambiance de cette immense ville.
Avant de nous quitter profitez encore un peu d'Istanbul via le petit album photo que vous pouvez ouvrir ici ou en marge du blog ! Un album où Allégra voit trop de photos de mosquées ! Mais quand on en compte pas moins de 212 sur le centre historique ...

Et le rêve continue ...
Asie

A notre arrivée à Ankara le 20 février 2012, je m'étais un peu précipité à écrire un "bilan" sur notre voyage en Asie excluant ainsi une Turquie que je souhaitais grouper à l'Europe. Mais aujourd'hui face à Istanbul, l'Europe est bien là. L'excitation de retrouver ce continent et la frontière physique du Bosphore me fait reprendre cet article. Et je disais alors :
-"Nous ne sommes pas tout à fait partis de l'Asie puisque nous entamons maintenant notre périple en Turquie, mais de part sa proximité géographique (Et peut être politique avec les incessantes demandes de ce pays à vouloir rentrer dans la communauté européenne.) je clos ici un chapitre de notre Caval. Maintenant la maison nous semble proche bien qu'il nous reste encore 7 mois de voyage.
Et si notre souhait se réalise, ce sera en vélo que nous grignoterons les derniers kilomètres qui nous séparent de la France !"
Et notre souhait s'est réalisé ... Et c'est depuis Antalya que nous pédalons, direction la France.
Alors, juste un petit réajustement et aujourd'hui je refais les comptes puisque nous avons maintenant bien posé le pied en Europe.
Donc, en Bref :
L'Asie n'est pas vraiment un continent. On devrait plutôt parler de l'Eurasie, voir l'Afro-Eurasie. Mais sinon, celle ci couvre une superficie de 43 810 582 Km2 pour plus de 4 milliards d'habitants (Europe : 10 392 855 Km2 pour 733 millions d'habitants - France : 675 417 Km2 pour 65 millions d'habitants)
Pays traversés : Japon, Chine (enfin si peu), Philippines, Malaisie (Bornéo et péninsule), Brunei, Singapour, Thaïlande, Cambodge, Népal, Inde, Emirats Arabes Unis et la Turqie pour partie, soit 12 pays sur les 51 que compte le continent.
Langues dominantes : Mandarin, hindi, arabe, turc ... et russe ...
En savoir plus chez : Wikipedia.org
Notre Caval en Asie c'est :
382 jours pour 60 480 km, dont :
- Avion : 39 140 km
- Bateau : 1 025 km
- Train : 2 830 km
- Bus/auto : 13 255 km
- A vélo : 2 825 km
- A pied : 1 405 km
Pour un coût approximatif de 35,6 euro/jour.
On y aime :
- Commençons par la nature, car comment ne pas aimer les multiples poissons de l'océan Indo-pacifique et la faune sauvage de l'himalaya ! Des emotions telles que la nage proche de requins, d'une tortue et le face à face avec un rhino dans le Terai ne sont pas prêtes d'être oubliées.
- La richesse ethnique est aussi à souligner, surtout parée des couleurs d'un sari ... Enfin un mot sur les contrastes que présente un continent qui navigue entre hyper-technologie (Japon, Singapour ...) et la simplicité rurale (Népal, Cambodge ...).
- Rajoutons aujourd'hui le chaleureux accueil turc ... Autour d'un çay bien sûr !
On y aime moins :
- La perte de la facilité de voyage du continent américain. Ici l'on parle plein de langues différentes (Comme en Europe) et les visas sont souvent exigés.
- Le tourisme aussi a terni pas mal de chose également. Nous ne sommes pas allés au Vietnam qui semble souffrir de ce mal, mais la Thaïlande, la Malaisie (Plus particulièrement Sabah.) et les classiques de la randonnée au Népal sont assez pervertis par ceci ...
- Une misère "choc" qui s'étale dans les grandes villes (Manille, Inde ...)
...
Ici un petit lien pour revoir notre parcours en Amérique !
Iznik



Et la mer de Marmara ...
Les deux passeports en poche nous voici continuant notre route le long de la mer de Marmara. La mer de Marmara c'est cette vaste étendue qui sépare le détroit du Bosphore (Istanbul) et celui des Dardanelles (Çanakkale). 11 500 km2 d'eau salée qui lient la Méditerranée à la mer Noire et couvrent les frictions de la faille géologiqıe Euro-asiatique ...








On y fait quelques pauses sympathiques comme ici, proche d'Erdek, dans une gentille pension familiale (Un gentil papy jardinier faussement tyrannisé par sa forte fille ...) ou là, au parc des oiseaux où la directrice nous offre gracieusement le gîte et l'encas ! ... Toujours aussi formidables ces turcs. Et sous un ciel de pélicans les paysages nous réjouissent aussi !
Encore un bivouac, cette fois dans une oliveraie (J'y remplis ma gourde d'olive. Ajouté d'une bonne dose de sel on verra si elles deviennent mangeables dans un mois et demi !), et nous voici touchant Iznik.




Ville lacustre où le bon vivre vous prend rapidement. Pourtant l'histoire de cette ville ne fût pas des moins tourmentée. Fondée par un général d'Alexandre Le Grand, la ville accueille deux conciles, dont celui qui refuse de donner une position dominante à Dieu sur son fils Jésus ! Puis les turcs, alors Seldjouk (Jeunes immigrants des lointains Mongols.) la prirent et la firent capitale déclenchant la première croisade ... Elle soutint un siège. Puis l'histoire avance et la capitale de l'empire de Nicée (Ancien nom de Iznik (Niceae)) décroît au profit de Constantinople qui est également tombée aux mains des Byzantins ... Le tour à tour chrétien/musulman de cette grande ville jusqu'à ce que les ottomans instaurent Istanbul, la musulmane Constantinople et Iznik, la musulmane Nicée ... Cela explique les nombreux vestiges et les remparts, qui ont gardés de beaux restes.



Egalement à l'instar d'Istanbul sans en avoir toutefois la renommé et la majesté, nous visitons ici une Sainte Sophie, qui affublée d'un minaret et de tapis orientés vers la Mecque en a perdue sa foie chrétienne mais quelques pieuses peintures subsistent.


La ville s'enorgueilli aussi d'une jadis renommée internationale en matière de faience ... (Plus sur la ville ici !)




Mais aujourd'hui les oliveraies ont bien conquit les terres et ce sont les grèbes huppées qui semblent régner sur le lac même si quelques aventuriers s'y osent en ce frais printemps ...


Pour mettre en exergue nos péripéties cyclistes voici une nouvelle rubrique qui vous permettra de faire l'impasse plus aisement sur ces narrations "sportives" ... Donc voici "La page jaune" malheureusement de couleur verte pour des question de lisibilité !
[la page jaune : Il faut noter que depuis Çanakkale les nuages, qui nous suivaient, nous rattrapent et nous offrent nos premières heures de pédalage sous la pluie. La journée entre le "Kuş cenneti" (Réserve d'oiseaux) et Zeytinbağı est la plus arrosée. Nous faisons de fréquentes haltes dans les stations services, testant de l'hospitalité de chacune. Ici un çay et là, carrement, un casse croûte. Des oeufs tomates, du pain et du Çay bien sûr pour nous faire passer une ou deux heures, le temps que le ciel s'éclaircisse ! La petite sieste en prime et au revoir charitables gens ...


Notre route le long de la mer de Marmara voit le retour des creuvaisons et notre première chute de vélo ! Le soleil revenu une envie d'embrasser ma Doudou me vient ... Malheureusement manque d'habilité oublige nous voici perdant le contrôle de nos engins alors que mes lévres n'ont même pas effleurées la joue d'Allégra. Résultat, nous voici tombant amoureux ... C'est le genou crouteux, un klaxon félé, le guidon désaxé et une pédale tordue que nous nous relevons de cette chute enlassés. Mais tout va bien ...]

Et le rêve continue ...
Dernière minute

On a retrouvé le passeport d'Allégra !!! La police vient de téléphoner à l'hôtel ... Et derechef nous voici au poste pour le récupérer ... Via les longues formalités administratives avec interprète et le çay !
Et le rêve peut continuer ...
Çanakkale

Et l'Europe se dévoile ...
C'est alors que nous luttons contre un vent à 50 km/H dans une côte à 15 % ... Euh non ! Le vent est dans le dos et la côte pas si raide ... Mais ça illustre bien les efforts du jour. Un fort vent nous sape vite alors qu'il n'est bien souvent que de côté. La journée nous semble bien longue. Pourtant ... Pourtant dans un petit village notre pause déjeuner se prolonge par le çay et les petits gâteaux chez le commandant de gendarmerie du village. Puis nous nous octroyons un petit détours à Troie, la ville mythique, où nous avions prévu de dormir si le vent ne mettait pas tant en péril notre tente qui, la veille déjà, était bien ballottée par le vent du large.





Je ne souhaite pas écrire un article "cycliste", mais histoire de clore le paragraphe, rajoutons que depuis Foça la route a été agréable ... Un terrain doux offrant quelques perspectives sur la mer Egée et les îles Grecques qui acculent la côte turque et une météo juste grise à attrister les oliveraies ... La pluie n'est pas loin mais elle nous effraye plus qu'elle ne nous mouille.


[L'écho logique : Juste une question est c'est fini : Quid de cette monoculture eu égard à celle du palmier à huile dont nous parlions en Malaisie ? A une autre échelle certes, mais là aussi la forêt "primaire" s'en est allée pour les joies oléagineuses ...]


Dis papa, l'huile d'olive, ça marche aussi pour les chaînes de vélo ?
Donc ... C'est alors que nous atteignons le sommet d'une côte, vent dans le dos, que nous avons le plaisir de voir, pour la première fois depuis plus de 2 ans et 4 mois ... L'Europe !
Et oui ! Là, au loin, derrière ce cargo qui gagne la mer Egée, une douce colline, la péninsule de Gallipoli. C'est l'Europe.
Personnellement, j'en suis tout ému !
Mais il nous faut encore attendre pour embrasser notre continent. Nous avons renoncé à traverser le détroit des Dardanelles pour contourner la mer de Marmara afin d'y mettre le pied via Istanbul et en profiter pour voir encore une autre mer ; la mer Noire. Une histoire à suivre ...






Mais Troie vous dîtes vous !?! Ne va t'il donc pas nous parler de cette ville mythique ?
J'y viens donc.
Peut être le temps gris et le vent ou l'avis passable que l'on nous a donné sur le site ... Je ne sais guère, mais nous ne visiterons pas le site archéologique. Nous nous rendrons juste à sa porte et pédalerons un peu dans ses campagnes.
Petit rappel : La guerre de Troie est une vaste épopée de la mythologie grecque que de grands noms de celle ci illustrent, tel Achille, Pâris et la belle Hélène. Elle narre la guerre qui opposa les Grecs contre les Troyens suite à l'enlévement d'Hélène, l'épouse du roi Agamemnon par Pâris, fils du roi Troyen Priam. Bien sûr Zeus, Héra, Athéna et Aphrodite orchestrent tout cela car le bas mot de l'épisode n'est que jeu de jalousie entre des déesses qui se veulent être élues la plus belle (Eris déesse de la discorde, par vengeance de n'avoir été invitée à un banquet de l'Olympe, y fît porter une pomme d'or pour la plus belle. Sans la nommer bien sûr ! Et toutes revendiquent cette pomme.). Le pauvre Pâris, à qui Zeus confia le rôle de juge reçut donc les foudres des deux perdantes Héra et Athéna et la punition d'une guerre ...



Ainsi Grecs et Troyens s'engagèrent dans une lutte de 10 ans. L'expédition grecque, après maintes rebondissements vaincra en réussissant à faire pénétrer dans l'imprenable ville une troupe. C'est le stratagème bien connu du cheval qu'imagine Odyssée où chacun y va de sa version (Dont la dernière photo qui montre le cheval du film "Troie" de 2004.) . Une fois dans l'enceinte les grecques décimeront Troie et n'en laisseront peu plus que ce que l'on peut voir aujourd'hui. (En savoir plus ici !)
Certains pensent que cette histoire n'est que fable. Mais d'autres pensent que, certes, romancé cette guerre est le résultat de la volonté des grecs (Déjà !) de tenir le détroit des Dardanelles, porte du commerce avec la mer Noire.
Et oui, "déjà" car les grecs y reviendront entre autre en 1922. Mais en 1915, Winston Churchill aussi. Le commonwealth (australiens et new-zélandais en tête) et français se buteront à un certain Mustafa Kemal (Connu aujourd'hui comme le "père des Turcs" (Ataturk) puisqu'ayant fondé la République Turque et modernisé le pays. Impossible en Turquie de ne pas croiser son effigie 10 à 12 fois par jour !). Mise en cause également une mésorganisation de l'assaillant. Bref aujourd'hui la péninsule de Gallipoli est une vaste zone commémorative de cette bataille qui fît pr;es de 500 000 morts (250 000 côté alliés et plus de 210 000 chez les ottomans.).
Mais tout cela est une longue histoire (Et un peu plus ici.) ...



Aujourd'hui, Troie est un vaste site archéologique qui a eu la malchance d'être à l'épreuve des balbutiements de l'archéologie de 1870. Nombres de vestiges ont ainsi été détruit dans les fouilles qui visaient des âges plus anciens. Car il n'y pas 1 ou 2 Troie, mais 9 ! C'est un "tel". C'est à dire que c'est empilement de couches successives. Chaque période étant construite sur le précédente et ainsi la dernière est contruite à plus de 300 m au dessus de la première (Qui est à 16 m au dessus du niveau de la mer.) ...
Çanakkale c'est aussi un moment mémorable de la Caval ... La perte du portefeuille de voyage d'Allégra. Alors plutôt qu'une fête comme nous le pensions, ce soir c'est course à l'opposition de la CB et introduction dans le conflit police/gendarmerie pour la déclaration de perte.
-"Sur la route. Ah! C'est à la gendarmerie qu'il faut vous rendre.
- L'entreprise Dardanelle !?! Mais c'est à moins de 5 km de centre ça ! C'est la juridiction de la Police ..."



Enfin touchons deux mots sur la fierté palpable de la cité d'avoir tenue tête aux alliers. Le musée de la marine et son parc emplis de canons, mines et torpilles en témoigne. Les premières victoires de l'éternel héros national (1881 - ~ (Non, 1938 mais chuuut !)), n'est ce pas ici ? (Plus sur Mustapha ici.)


Et le rêve continue ...










